Jacques Lacarrière et le théâtre

Lundi 26 novembre 2007 à 19h30. Mairie du 13è arrondissement, 1 place d’Italie, 75013 Paris. Salle des fêtes, entrée libre.

Textes lus par des comédiens : Jean-Paul Roussillon, François Joxe, Elisabeth Tamaris, Anna Prucnal, Catherine Ferran, Sylvia Lipa-Lacarrière… accompagnés de musiciens…
Témoignages de : Jean Gillibert, Sonia Debeauvais, Jean Guiloineau, Jordan Plevnès, Gil Jouanard…

   A cette occasion, est présenté l’ouvrage Le théâtre, « Un rêve éveillé », textes de Jacques Lacarrière sur le théâtre (Groupe de théâtre antique de la Sorbonne, festival d’Avignon, théâtre des Blakans, Opéra, etc.) Michel Houdiard Editeur, disponible en janvier 2008.

Faire du chemin avec Jacques Lacarrière

Au Centre Giono à Manosque.

« Oui. Forts et denses, éclairants, lumineux furent finalement ces jours de l’été 1944. Ces jours qui contribuèrent si fortement à hâter la fin de mon adolescence.
[…] C’est à ce moment-là, quand tout autour de nous n’était que ruines, que la ville presque entière était à reconstruire et l’avenir à repenser, que je décidai seul, absolument seul (mais avec la complicité du tilleul) de ce que je ferais de ma vie : être cigale et jamais fourmi ».

Etonnants Voyageurs 2007

La « littérature-monde » à Saint-Malo : une somptueuse 17ème édition d’Etonnants Voyageurs aux couleurs de l’Orient.

205 invités au final, venus du monde entier, et particulièrement d’Orient dont 60 écrivains jeunesse, pour 260 rencontres, débats, lectures ou projections dans 17 lieux différents, onze expositions, 5 000 m2 d’espace librairie, dont 1 400 m2 pour la librairie jeunesse, 71 films projetés dont plusieurs avant-premières et partout une foule compacte, attentive, enthousiaste malgré les files d’attente obligées à l’entrée de chaque salle : la 17ème édition du festival Saint-Malo Etonnants Voyageurs aura été, de l’avis unanime, un énorme succès. Le passage des quatre jours de l’Ascension en 2005 aux trois jours de la Pentecôte, avec, par surcroît, un lundi au statut incertain, inquiétait quelque peu les organisateurs : à tort, car l’affluence de ces trois jours aura été identique à celle, sur quatre jours, de 2005 – avec, le dimanche, une véritable marée humaine.

Le thème “Orients rêvés, Orient réels”, décliné de multiples manières, y était sans doute pour quelque chose – et les débats autour de l’idée d’une “littérature monde” en train de naître auront passionné les visiteurs. Le nouvel espace de lecture “Livres en scène”, parrainé par les Centres E.Leclerc mêlant comédiens (Arianne Ascaride, Emmanuelle Devos, Chantal Neuwirth, Marie-France Pisier, Renaud Bécard, Jacques Bonnaffé, François Marthouret, Robin Renucci) slameurs (Rouda, Lyor, Néobled et Grand Corps Malade) et écrivains (François Cheng, Seyhmus Dagtekin, André Velter, Yvon Le Men) n’aura jamais désempli – non loin d’un chapiteau “Toutes les saveurs du monde”, parrainé par la Caisse d’Epargne de Bretagne, lui aussi plein comme un œuf, où le chef Olivier Roellinger et ses amis invitaient le public à conjuguer avec eux saveurs des mots et saveurs des mets.

Parmi les moments, nombreux, d’émotion, l’hommage rendu à Christophe de Ponfilly par ses amis afghans et français avant la projection, en avant-première mondiale de son premier film de fiction “l’Etoile du soldat” – et les nombreux hommages à Jacques Lacarrière, compagnon dès la première édition, en 1990, du festival. Sans oublier la grande rétrospective Rithy Panh (pas moins de 7 films, grâce à l’aide de l’INA et de la SCAM) les films aux parfums de Bollywood de Vijay Singh, la projection de la version longue de “Otaku” de Beinex en présence de l’auteur, la révélation des films de Khadija Al-Salami. Le Café littéraire, parrainé par la SNCF, fut une fois de plus, sous la houlette de Maette Chantrel, Michel Abescat et Pascal Jourdana, le cœur battant du festival, où la foule fit un triomphe aux auteurs venus d’Orient, proche ou extrême, dont certains, ébahis et charmés, déclaraient “n’avoir jamais vu ça !”

La jeunesse aura été à l’honneur tout au long du festival : journées lycées et collèges, en prélude au festival avec le concours du Conseil général d’Ille-et-Vilaine et du Conseil régional de Bretagne, toujours aussi suivies, succès du concours de nouvelles, devenu national puisque qu’avec le soutien de l’Education nationale et des Centres E.Leclerc y participaient 26 académies, présence massive d’auteurs jeunesse (60 cette année) multiples animations pour les plus jeunes imaginées par les Mange-Livres et rencontres au Magic Mirror pour les plus grands – mais aussi coup de projecteur particulier sur les jeunes écrivains français, à travers lectures et rencontres. Et grand coup de cœur des festivaliers pour les jeunes auteurs étrangers, dont l’un d’eux, le thaïlandais Rattawut Lapcharoensap n’était guère plus âgé que le gagnant du concours de nouvelles !

Le prix Ouest-France-Etonnants Voyageurs, parrainé par la Caisse d’Epargne et la SNCF, a été décerné, après des discussions passionnées entre les dix jeunes membres du jury au roman “En attendant le roi du monde” d’Olivier Maulin, paru à l’Esprit des péninsules. Le prix Joseph Kessel décerné par la SCAM est allé au livre de Pïerre Haski “ Le sang de la Chine“ (Grasset) – et le prix Gens de mer-Hurtigruten à Isabelle Autissier pour “Kerguelen, le voyageur du pays des ombres”(Grasset).

Après, en guise d’au-revoir, une lecture pleine d’émotion de textes de Jacques Lacarrière par Sylvia-Lippa, accompagnée de Nicolas Syros, fut annoncé la thème de l’année prochaine : “les villes-mondes”. De Hong-Kong, Shanghai, Bombay, à Toronto, Londres ou New York, en passant par bien d‘autres : l’occasion d‘un grand tour du monde, dans ces cratères en éruption où s’invente le monde de demain – et s’écrit la littérature d’aujourd’hui. Rendez-vous, donc, du 26 au 28 mai 2007, à Saint-Malo !

Le Festival Saint-Malo Etonnants Voyageurs est une coproduction de l’association Etonnants Voyageurs et de la ville de Saint-Malo. Partenaires institutionnels : Ministère de la culture et de la communication (DRAC Bretagne, Département des Affaires Internationales et Européennes, Centre national du Livre), Ministère l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (Rectorat d’Académie de Rennes), Conseil général d’Ille-et-Vilaine, Conseil régional de Bretagne. Partenaires officiels : Centres et Espaces Culturels E.Leclerc. Partenaires : Caisse d’Épargne de Bretagne, SNCF. Soutiens : SCAM, INA, Peugeot Saint-Malo, Tatou, Sièges System. Soutiens médias : Ouest-France, Télérama, France 3 Ouest, ARTE, Radio France (France Info, France Culture, France Bleu).

Agadir

Institut français d’Agadir
Adonis et André Velter dialoguent avec Jacques Lacarrière
par delà le temps et l’espace

Si les motivations des « orientalistes » européens ont toujours comporté une part dambiguïté (celle inhérentes à l’ « exotisme » souvent teinté darrière-pensées colonialistes), il en va tout autrement de Jacques Lacarrière, qui ne fut pas un simple spectateur de ce monde du sud et de lest du Bassin Méditerranéen dans lequel, tout au contraire, il s’inscrit pleinement. 

Quoique né au bord de la très « occidentale » Loire, et élevé dans la truculente Bourgogne, cet ami d’Adonis, admirateur de Yunus Imré, familier du Maroc et de la Tunisie, mais aussi de l’Egypte où il situa son roman célèbre, Marie d’Egypte, mais aussi sa réflexion sur les mystiques du désert, Jacques Lacarrière s’est toujours senti, plutôt qu’invité, résident permanent et sans tapage médiatique de cet univers qui s’étend de Fez et Marrakech à Bagdad et Damas, en passant par Cordoue et par Alexandrie.

Jeudi 8 février 2007 10h00:  » De l’usage poétique du monde » : Rencontre avec André Velter.

Jeudi 8 février 2007 à18h30: Rencontre avec Adonis (en arabe), animée par le professeur Omar Halli, Vice Président de l’Université Ibn Zohr

Vendredi 9 février 2007 19h00: « Comment transformer la vie en poésie » : Hommage à Jacques Lacarrière,
Rencontre animée par Hassan Wahbi
Musique de Driss El Maloumi

avec Adonis et André Velter
Lecture par Sylvia Lacarrière
Lecture avec Adonis et André Velter

Institurt français d’Agadir

Le troisième anneau

Traduit du grec par Jacques Lacarrière
Collection Du monde entier, Gallimard
Parution : 10-02-1967
Une femme, Mme Ekavi, raconte sa vie à une amie, Nina. Vie quotidienne, banale en apparence, mais dont les acteurs et les événements – tels qu’elle les décrit, les transforme et les imagine – se haussent au niveau d’une tragédie tour à tour sordide et poignante. Son mari, ses enfants, son mariage, son divorce furent-ils vraiment tels qu’elle le prétend? Nous ne le saurons jamais tout à fait. 
Les personnages et le décor de ce monde singulier – qui rappelle Jean Genet et Céline – nous font découvrir l’existence quotidienne d’une famille grecque de la petite bourgeoisie, et aussi l’histoire contemporaine de la Grèce.

ISBN : 2070261816
Gencode : 9782070261819
Code distributeur : A26181
272 pages, 140 x 205 mm 

Fragments

Récits et nouvelles de Grèce

Rendre hommage à la Grèce, terre de civilisation millénaire, habitée d’Histoire et de mythes, dans le cadre de l’année où Athènes est la capitale mondiale du livre de l’UNESCO, tel est le point de départ de ce recueil rassemblant auteurs grecs et français contemporains auxquels nous avons commandé des textes.

Des nouvelles, des récits, mais aussi des textes scientifiques, manifestent l’attachement de chacun à la Grèce. Une attention particulière est portée au Mont Athos, site classé au patrimoine naturel mondial de l’UNESCO. Une contribution est ainsi consacrée au rôle primordial des monastères du Mont Athos comme conservatoire du livre au cours des siècles. Des photographies inédites, prises dans les années 1950 par Jacques Lacarrière, renforcent encore la mise en lumière de ce lieu mystérieux.

Grèce immémoriale et fiction contemporaine coexistent ainsi pour nous permettre d’approcher par plusieurs angles l’empreinte que ce pays a laissé à l’humanité.

Avec la participation de Christos Chryssopoulos, Minos Efstathiadis, Maria Fakinou, Nikos Mandis, Maria Stefanopoulou, Gilles Ortlieb, Jil Silberstein, Francois Taillandier, Arnaud Zucker et Zisis Melissakis.

Ouvrage publié en soutien d’Athènes, capitale mondiale du livre 2018.

Entretiens avec Jean Lebrun

Jacques Lacarrière, ce marcheur invétéré, n’a pas seulement marqué notre époque par la redécouverte de la Gréce avant que la mode du tourisme ne l’atteigne, mais il a imposé la marche et l’esprit de liberté qui en découle comme un art de vivre. En même temps que le récit d’un cheminement personnel, ses chroniques de voyage offrent l’occasion de rencontres exceptionnelles (moines du Mont Athos) et d’une réflexion pour une civilisation qui, interrogeant ses mythes, part à la recherche d’elle-même. Il retrace ici sa formation, sa découverte de la culture, du surréalisme, dans les pas d’André Breton. Il raconte la Loire et l’Auvergne, Vézelay et Sacy. Cet itinérant poète est aussi celui de notre imaginaire.

Flammarion, Mémoire vivante, 2002
ISBN 978-2080682062

Science et croyances

Pourquoi les hommes font-ils davantage confiance à leurs croyances qu’à leur science ? Pour quelle raison cette dernière a-t-elle eu pendant si longtemps l’Église pour ennemie ? Quant à l’homme, quelle est au juste sa place dans l’univers ? « Fabrique-t-il » seulement la vie en la transmettant à ses enfants ? La notion de race et son corollaire, le racisme, ont-ils un fondement scientifique ?
Autant de questions auxquelles, sur le ton du dialogue, Albert Jacquard, «Ambassadeur de la génétique », et Jacques Lacarrière, explorateur passionné des mythologies, tentent d’apporter des réponses, leurs réponses. Albert Jacquard évoque Mendel, Darwin et Einstein. Jacques Lacarrière cite Montaigne, Mallarmé, Teilhard de Chardin. Ensemble, ces écrivains de libre pensée retracent l’histoire de ceux qui se sont battus pour imposer des théories souvent iconoclastes. Au centre de ces questionnements, une interrogation sert de fil conducteur à l’ouvrage : que doivent attendre les hommes de la science ?

Albin Michel 1994, 1999
ISBN 978-2226108722

Sophocle

« Qu’est-ce qu’une tragédie de Sophocle ? Avant tout une méditation sur la violence et sur le sacrilège. Sophocle a montré que toute violence est sacrilège, qu’il y a en chaque être une part divine qu’on ne peut humilier sans s’humilier soi-même. »

L’Arche, Paris 1960, 1997
ISBN 978-2851811714