Anne Simon, chercheuse : « On peut tout à fait être humaniste en tenant compte des animaux et de l’animalité »

Photographie Agata Siecinska

Ne manquez pas ce rendez-vous avec Anne Simon, qui parle de Jacques Lacarrière et des animaux dans son dernier livre  “Une bête entre les lignes” (Wildproject) au micro de Zoé Varié sur France Inter ce 13 juin « On peut tout à fait être humaniste en tenant compte des animaux et de l’animalité ».

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Gérard Chaliand, Mémoire de ma mémoire

La mémoire de ma mémoire n’est pas ce que j’ai vécu mais ce dont j’ai hérité. L’écho d’un passé. Elle est la partie immergée de mon histoire. L’amont nocturne de ma saga. Le caillot que j’avais dans le poing au jour de ma naissance et dont, enfant, on m’a transmis la tragédie.
Et ce que j’ai voulu oublier.
Gérard Chaliand

Gérard Chaliand voyage beaucoup, voyage sans cesse… Vietnam, Iran, Afrique, Afghanistan, Kurdistan, partout où il passa, il fut d’abord témoin – parfois même acteur – des combats et des révolutions du Tiers-monde.
Il a partagé des années en ces pays d’exigences, ces pays durs mais fraternels, il a partagé le pain et le sel des injustices et des espoirs. Témoin, acteur, conseiller, frère, ami, il a joué tous ses rôles.
Et aussi celui du poète qui, de ces plongées dans l’histoire fragile et féroce du monde, a rapporté des mots qui durent, des chants tutélaires.
Mémoire de ma mémoire parle, de façon indirecte, avec deux générations interposées, du génocide arménien, ce n’est pas un retour sur ses origines, mais un enrichissement.
Ce livre est une remémoration, presque une réincarnation de quelques-uns de ces combattants dont les noms, aujourd’hui, ne nous dirons plus rien, mais qui ont été, en leur temps, les derniers défenseurs de la liberté arménienne.
Jacques Lacarrière

Les éditions Dépaysage


Création par Amaury Levillayer des éditions Dépaysage, placées sous le signe de l’Autre et de l’Ailleurs et en lien avec l’oeuvre de Jacques Lacarrière.

« Faire l’effort de se fondre dans son milieu.
Se retrouver à l’unisson du milieu qu’on explore.
S y rendre ou invisible ou familier. »
-— Jacques Lacarrière, Le pays sous l’écorce, 1980.

D’abord, se détourner des apparences. Soulever l’écorce pour observer le grouillement des sociétés. S’étonner de la complexité du monde ; s’y confronter. Ensuite, (dé)construire, patiemment, et devenir joyeusement intranquille. Douter encore, douter toujours. Aussi, lutter contre le prêt-à-penser et s’ouvrir à la vie des idées. Dire non et savoir pourquoi on le dit. Enfin, replacer les sciences humaines et sociales au cœur des débats de la cité en leur assignant la seule mission qui vaille : donner de la chair au réel, puis la piquer au vif.

Découvrez ce projet …

Et tu oses parler de solitude

de Elie Guillou

C’est un homme parmi les hommes, Un homme qui écrit, c’est à dire un homme qui écoute, Il est venu de loin pour écouter de près, de très près, ceux dont on parle de loin. Parce qu’ils sont loin de ceux qui ont la parole.

Editions  La passe du vent

Signature à Paris :
 Pour fêter avec les parisiens la sortie du livre « Et tu oses parler de solitude », une signature est organisée dimanche 27 Octobre de 15h à 19h à Avesta, un restaurant Kurde célèbre pour sa douceur. Ca sera l’occasion de trouver le livre sans avoir à le commander, de bavarder de manière informelle, de boire ensemble de petits thés noirs et de déguster des pâtisseries au miel.

Avesta, 15 rue d’Enghien, 75010 Paris.

Exposition Ömer KALESI

La Braise d’Anatolie et des Balkans
Exposition du 19 septembre au 19 octobre 2019 Centre Culturel Anatolie
Dans le cadre de la semaine des cultures étrangères

Vernissage le jeudi 19 septembre 2019 à partir de 18 heures 30

L’artiste Ömer Kalesi naît en 1932 à Srbitsa Kicevo en Macédoine du Nord. Il est devenu peintre à l’Académie des Beaux-Arts d’Istanbul dans l’atelier de Bedri Rahmi Eyüboglu. Depuis plus de cinquante ans, il vit et travaille
a Paris.
«Jacques Lacarrière, dans sa comparaison entre l’ibérique de Picasso et la balkanité d’Omer Kalesi appuie sa thèse avec I ‘exemple de Goya et ses figures anonymes. Goya et Kalesi témoignent de manière différente le tragique de l’homme ibérique et balkanique. Il y a quelques temps, ayant peur d’être otage d’un panégyrique excessif, j’ai écrit que l’œuvre de Kalesi est balkanique autant que l’œuvre de Pablo Picasso est ibérique». Luan Starova (Les personnages d’Omer Kalesi ou I ‘espoir sauvé))