Les Évangiles des Quenouilles

Traduits et présentés par Jacques Lacarrière

Écrit en « françois » mêlé de formes picardes et publiés à Bruges en 1480, Les « Evangiles des quenouilles » ont acquis très vite une grande popularité. Depuis longtemps, ce texte sert de référence à tous les spécialistes du folkore et de l’histoire des mentalités et pourtant, il n’avait jamais été traduit en français moderne jusqu’à ce jour.

Six femmes « sages doctoresses et inventeresses » se réunissent au cours de six veillées pour disserter à tour de rôle sur les maladies, remèdes, recettes, dictons, conseils et interdits de leur vie quotidienne. L’œuvre anonyme recueille donc un grand nombre de croyances et de superstitions concernant les femmes. Croyances qui ne sont nulllement mortes avec le Moyen Age et dont beaucoup survivent encore dans nos campagnes.

Éditions Imago 1987, Albin Michel, collection « Espaces libres », 1999

Les Inspirés du bord des routes

Textes de Jacques Lacarrière, photographies de Jacques Verroust

Paris, Le Seuil, 1978

 » A mon sens, tout art est ificiel ou, si l’on veut artificiel . Hors le grand avantage de l’autre- l’art non ificiel que ces photos proposent – c’est qu’il envoie paître une fois pour toutes aux prairies du néant toutes ces notions de naïveté , de natur-alité, de brut-alité (pour l’art dit « brut » cher à Jean Dubuffet ) et de nous mettre une fois pour toutes en face de l’évidence :
il n’est d’art que fait de doigts, de mains , de muscles, de neurones et de cerveaux d’hommes. Il n’est d’art que de ruse, de parades, de supputations et de précautions contre les pièges du vide et de l’ennui, les sables mouvants du néant, l’insoutenable bleu du ciel , la blancheur suspecte de la toile, bref il n’est d’art que d’apposition en mettant quelque chose là où rien n’existait .

Exposition Carol-Ann Willering, Sacy, au fil du temps

Photographies Noir & Blanc
Au cours de ses nombreux séjours à Sacy depuis plusieurs années, Carol-Ann Willering a parcouru le village et ses environs, les photographiant au fil des saisons, essentiellement en noir et blanc. A travers ce travail, se dessine un paysage personnel du village composé de fragments de murs, d’objets, de tas de bois, d’arbres, de champs, d’animaux, de maisons, tout autant que des vastes paysages qui entourent Sacy et ses ciels extraordimaires. Un Sacy rude et secret, mais aussi lumineux et vaste, a l’image de cette Bourgogne qu’elle aime et connait depuis très longtemps

Les 13, 14 et 15 aout 2022
De 11h à 13h et de 15h à 19h

Vernissage le 13 aout à partir de 18h
78 Grande Rue, 89270 Sacy