La Paix

La paix ne saurait être simplement le contraire de la guerre. Elle n’est pas un état de grâce mais le résultat d’un combat. Elle ne saurait être soumission, encore moins démission face à la violence. Si la guerre est l’équivalent d’un cri, la paix doit être un chant fort et puissant. C’est pourquoi je n’ai pas renoncé pour autant à l’espoir — même né à l’ombre des armes…

L’Envol du Rouleau

Eugène Savitzkaya, notre dernier lauréat en résidence à Bibracte, nous présente la performance de déroulement de son travail, réalisation d’un grand rouleau de papier, à la fois écrit, dessiné et peut-être peint, le mardi 12 mai 2026 à 18h00,au musée de Bibracte, où elle sera accompagnée de lectures de textes.

Le mont Beuvray

On le nomme le mont Beuvray mais je l’ai toujours appelé de son nom gaulois, Bibracte, qui veut dire le Lieu des castors. Des castors, vous n’en verrez plus à Bibracte, ni des vouivres, appelées ici wivres, ces femmes-serpentes protectrices des sources et gardiennes de fabuleux trésors. Vous y découvrirez par-contre, les vestiges de l’ancien oppidum, place-forte éduenne puis qallo-romaine, minutieusement fouillés, inventoriés et, pour certains, exposés dans le beau musée attenant.

Bibracte est une légende restituée à la réalité du sol et de l’histoire, une clé longtemps fantôme dont les rues, les places, les marchés, les maisons, les ateliers et les villas sont encore visibles par endroits, dans les clairières laissées par la forêt et sur les pentes aujourd’hui dégagées. Et pour peu que vous ayez la mémoire vive, vous pourrez peut-être surprendre au lieudit le Theureau de la Wivre l’écho des ultimes harangues de Vercingétorix. Il n’est pas jusqu’à la forêt de hêtres séculaires couvrant tout l’entour du sommet qui ne donne à ce lieu, surtout par temps venteux, une atmosphère inquiétante et sauvage. 

Bibracte devient ou plutôt redevient alors pour un temps le royaume des guerriers exaltés, des druides chevelus et des vouivres enjôleuses. Avant de retrouver le silence qui recouvre te lieu des batailles défuntes.  

Jacques Lacarrière

MUSÉE DE BIBRACTE – MONT BEUVRAY – ST-LÉGER-SOUS-BEUVRAY (71)
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Au Fil de l’Eau, au fil des Mots

Rencontre lecture à Sacy le 5 mai 2026.

Eric Baude, Philippe Ouzounian et Sylvia Lacarrière présentent une rencontre-Lecture avec les mots de Jacques Lacarrière.

Dans le cadre du projet DE PARIS AU DANUBE par les voies d’eau

France-Allemagne-Autriche-Slovaquie-Hongrie-Croatie-Serbie-Roumanie-Moldavie-Ukraine. Une initiative Danube-culture.org en partenariat avec Chemins faisant, Philippe Ouzounian et la Bibliothéque Française Eugène Ionesco, Galați.

Ici, un bateau, le AVA s’est arrêté entre Cure et Yonne, à Vermenton. 
Un chemin de halage, et au bout du chemin, le village… Sacy

… Tout vit et vibre sous les eaux, le long des rives, entre les algues, entre les herbes. Des maisons éclusières jalonnent le parcours à intervalles réguliers… 

… Le fleuve, comme le dit Héraclite, est un constant Ailleurs en notre Ici. Un Ailleurs, mais aussi un langage de rives, d’eaux fraternelles, de boue, d’îlots et de deltas, une lente ou folle grammaire de tourbillons et de courants, d’eaux venues d’endroits différents.  

En souvenir de Jacques Lacarrière

Par Dominique Dalemont

Je pense à lui…

A l’approche du 20ème anniversaire, je pense à vous Sylvia.
Je pense à lui…

J’ai fait la connaissance de Jacques Lacarrière en lisant « Chemin Faisant » en 1977.  Si j’ai pris contact avec lui vingt ans plus tard, pour lui demander de préfacer mon livre « 50 sculpteurs choisissent le BOIS » (à paraître en 1998), c’est en me rappelant le récit de sa traversée de la forêt de Tronçais dans l’Allier, à pied bien entendu. Ce matin même, j’entendais que les magnifiques chênes centenaires de Tronçais étaient gravement menacés par la sécheresse.
Je pensais à lui…

En ce 23 août 2025, je retrouve avec émotion l’enveloppe écrite de sa main contenant le texte annoncé et marquée du tampon de la poste : Vermenton 23 / 08 / 97. Dans ce texte magnifique qu’il a appelé « Le bois, essence de ce monde », le préfacier remonte le temps jusqu’aux sculpteurs de l’antiquité grecque.
Je pense à lui…

Le jour de mes 79 ans, le 29 avril de cette année 2025, surprise : des mains de mon épouse, je reçois en cadeau : « Jacques Lacarrière – Oeuvres poétiques complètes » (une somme, à peine parue en mars). Butinant du début à la fin, je pense à lui…

Je traverse régulièrement le Verger d’Urbain V au pied du Palais des papes à Avignon. Du temps de Jean Vilar, Jacques Lacarrière prenait part aux lectures, données dans ce lieu magique durant le festival.
Je pense à lui…

Lorsque je chemine dans la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon qui m’est familière depuis cette même année 1977, je pense à vous, Sylvia et Jacques…

A la Maison du livre et des mots, dans l’étroite rue Mignard au cœur d’Avignon que j’emprunte encore de temps en temps, je croisais jadis Gilles et Marie Jouanard.
Je pense à vous tous, je pense à lui…

Mon livre Les sculpteurs du métal est arrivé trop tard en 2006. Relisant les trois chapitres consacrés chacun à un sculpteur grec qu’il avait connu, je pense à lui…

Autour d’une bonne table, Jacques préconisait d’étancher sa soif avec de l’eau fraîche pour commencer, avant de porter à ses lèvres un verre de Chablis, qui ne sera peut-être pas le dernier…
Buvant ce fameux vin de Bourgogne, je pense à lui…

Je me remémore enfin notre dernière rencontre le 26 mai 2005 à La Méjane, la belle bibliothèque d’Aix-en-Provence, quelques mois seulement avant son départ précipité.
Ce soir-là, à vos côtés, chère Sylvia, c’est avec passion que Jacques nous faisait partager son engouement pour l’oeuvre et le personnage d’Aimé Césaire, du jour où il avait découvert son Cahier d’un retour au pays natal en 1947.
Je pense encore à lui…



Dominique Dalemont, Avignon, le 23 août 2025

l’auditoire de son attachement au personnage d’Aimé Césaire et à son œuvre.
Je pense à lui……

personnalité si attachante,

sur le thème du bois dans la sculpture

tel qu’il le préconisait autour d’une bonne table,

Adhésions 2026

La période des adhésions pour l’année 2026 est ouverte.

L’association entre dans sa vingtième année – (2006-2026), et poursuit sa vocation : cheminer avec Jacques Lacarrière sur les routes et les pistes de l’imaginaire.

C’est essentiellement grâce à votre soutien que nous pouvons continuer à essaimer la parole de Jacques. Nous vous invitons donc à adhérer ou à renouveler votre adhésion à Chemins faisant.

Vous pouvez encore utiliser si vous le souhaitez le Formulaire d’adhésion 2026 en PDF … en suivant les instructions.

Soirée littéraire et musicale

Le Mercredi 26 Novembre 2025 à 20H, Terrain Blanc (Penhars)

Les poètes grecs de Jacques Lacarrière

L’histoire de la Grèce n’a été pendant des siècles qu’une suite de combats pour sa libération et, depuis l’Antiquité et jusqu’à nos jours, elle se lit dans l’œuvre des poètes… dont… Elytis, Séféris, Ritsos, Sikélianos…

Concert de rebetika
Ces rébétika qui ont accompagné “l’été grec” de Jacques Lacarrière

Musique de Nicolas Syros, bouzouki & Costas Syros guitare
Lectures de Sylvia Lacarrière

Maison pour tous de Penhars réservation à l’accueil au 0298552061

Organisé par le comité de jumelage Quimper-Lavrio

Le légendaire des hommes, au cœur des mythologies

Soirée Littérature et vins

Vendredi 31 octobre 2025 à 20 heures à la Mairie de Vézelay, rue Saint-Pierre.

Lectures, Sylvia Lipa-Lacarrière, Lorant Hecquet. Musique Yvan Navaï.

Avec dégustation de textes et de vins sélectionnés par Clotilde Davenne, vigneronne à Préhy, domaine Les Temps Perdus

Rencontre organisée par l’association Convergences, avec la librairie L’Or des Etoiles en complicité avec Chemins faisant

Version imprimable avec tous les détails pratiques

Le Désert

Cette édition de 1998 par Cristian Pirot de l’ouvrage de 1895 présente une préface de Jacques Lacarrière.

Né à Rochefort en 1850, mort à Hendaye en 1923, Pierre Loti fut par excellence l’écrivain du voyage. Mais il fut aussi un remarquable observateur de la nature. Plusieurs de ses œuvres dont le désert, témoignent de l’acuité et de l’originalité de son regard sur le paysage et sur les êtres.

Le désert est le premier volet d’une trilogie dont deux autres La Galilé et Jérusalem sont parus chez le même éditeur. Ce livre retrace le yoyage effextué en 1894 par l’auteur à travers les solitudes du Sinaï. Intensité de la lumière, splendeur des paysages minéraux, somptuosité de l’écriture; certaines pages de ce livre sont de véritables morceaux d’anthologie.