Inédits de Jacques Lacarrière publiés dans la revue Continents manuscrits, éditée par l’équipe « Manuscrits francophones » de l’Institut des textes et Manuscrits modernes de Paris (ITEM, UMR 8132 CNRS-ENS) par Valérie Marin La Meslée
… « Peu de temps avant sa mort, Jacques Lacarrière s’acquittait de sa dette envers le poète martiniquais dans un ouvrage intitulé justement Ce que je dois à Aimé Césaire, publié en février 2004 par Daniel Radford aux éditions Bibliophane, avec des illustrations de Wifredo Lam, et repris en 2023 aux éditions Isolato. TOUJOURS DISPONIBLE !
Le texte se découpe en trois chapitres suivis d’une annexe : « Au bout du petit matin », « Et voici que je suis venu », « La carte du printemps est toujours à refaire », « Sillages ». « Une piqûre de guêpe ». Voilà comment Lacarrière y qualifie sa découverte du Cahier d’un retour au pays natal. »
Valérie Marin La Meslée nous présente d’abord les chemins de cette découverte, puis nous ouvre sa malle aux manuscrits…
Dans les brouillons de Ce que je dois à Aimé Césaire, et à partir d’un corpus jamais encore étudié, une seconde naissance, poétique, se raconte…
Sous le signe du « Cahier » dont voici un extrait ;
« Au bout du petit matin, sur cette plus fragile épaisseur de terre que dépasse de façon humiliante son grandiose avenir – les volcans éclateront, l’eau nue emportera les taches mûres du soleil et il ne restera plus qu’un bouillonnement tiède picoré d’oiseaux marins – la plage des songes et l’insensé réveil » A.C.