{"id":802,"date":"2016-12-31T00:00:00","date_gmt":"2016-12-30T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost:8888\/site\/2016\/12\/31\/a-loree-du-pays-fertile\/"},"modified":"2023-06-10T17:02:01","modified_gmt":"2023-06-10T15:02:01","slug":"a-loree-du-pays-fertile","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/2016\/12\/31\/a-loree-du-pays-fertile\/","title":{"rendered":"A l&rsquo;Or\u00e9e du pays fertile"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"400\" height=\"583\" src=\"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/CF-A-lor\u00e9e-du-pays-fertile.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1640\" srcset=\"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/CF-A-lor\u00e9e-du-pays-fertile.jpg 400w, https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-content\/uploads\/2016\/12\/CF-A-lor\u00e9e-du-pays-fertile-206x300.jpg 206w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><\/figure>\n\n\n<p>Anthologie po\u00e9tique personnelle<br \/>Parution \u00e0 l\u2019occasion de la 13e \u00e9dition du Printemps des po\u00e8tes (7 au 21 mars 2011)<\/p>\n<p>\u00ab Il n\u2019est de manque v\u00e9ritable que le vide d\u2019un monde priv\u00e9 de po\u00e9sie. \u00bb<\/p>\n<p>Dans cette anthologie qu\u2019il avait lui-m\u00eame compos\u00e9e, Jacques Lacarri\u00e8re nous livre plus de cinquante ans de voyage dans l\u2019intimit\u00e9 de sa po\u00e9sie, une po\u00e9sie nourrie de paysages, de rencontres et de mythes.<\/p>\n<p>\u00ab \u00catre, \u00e0 chaque mot, contemporain du premier homme : Adam des mots \u00bb : telle aurait pu \u00eatre la devise de celui qui partagea sa vie entre son amour de l\u2019\u00e9criture et sa passion des civilisations anciennes. Plus c\u00e9l\u00e8bre pour ses romans et ses r\u00e9cits de voyages, il a toutefois eu un v\u00e9ritable parcours po\u00e9tique, plus discret mais issu de rencontres d\u00e9terminantes, parmi lesquelles le surr\u00e9alisme avec Andr\u00e9 Breton, la n\u00e9gritude avec Aim\u00e9 C\u00e9saire, les grands classiques de la Gr\u00e8ce antique, avec la traduction de Sophocle ou d\u2019H\u00e9rodote ou la peinture de Giorgio de Chirico. S\u2019ajoute \u00e0 cette liste celle des voyages, des travers\u00e9es : Patmos, l\u2019archipel des Cyclades, le Mont Athos, mais aussi la France, entre campagne et ville.<\/p>\n<p>Celui qui chemine au creux de cette anthologie le comprend aussit\u00f4t : le temp\u00e9rament nomade de son auteur imprime \u00e0 cette po\u00e9sie le caract\u00e8re de l\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8re, du fugitif. Les figures mythologiques, qu\u2019elles soient argonautes, centaures, n\u00e9r\u00e9ides ou gorgones, affluent sous la banni\u00e8re de l\u2019Imm\u00e9morial Orph\u00e9e &#8211; figure \u00e9ternelle du po\u00e8te. La contemplation des paysages, qui offre au langage ses \u00e9tats singuliers, c\u00e8de devant le r\u00e9cit \u00e9pique des batailles de l\u2019Aurige, ce\u00a0conducteur de char\u00a0dont on retrouva la statue \u00e0 Delphes. Le cri d\u2019Icare tombant dans la mer r\u00e9sonne comme le cri originel de tout \u00eatre humain. Cette po\u00e9sie se situe entre un monde de nature et un monde par-del\u00e0 la nature, empreint de mythe. De chaque mot, de chaque image, se d\u00e9gage une sagesse infinie, loin de la contingence des \u00e9poques, l\u00e9g\u00e8re comme le nuage et solide comme le min\u00e9ral. Car les \u00e9l\u00e9ments &#8211; eau, vent, feu, terre &#8211; sont partout pr\u00e9sents, seules forces \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du temps. Ces po\u00e8mes apparaissent donc, selon les termes de l\u2019auteur lui-m\u00eame, \u00ab bucoliques, agraires, forestiers, telluriques, a\u00e9riens, n\u00e9buleux ou c\u00e9r\u00e9aliers. \u00bb Ils font parvenir jusqu\u2019\u00e0 nous la voix tout \u00e0 fait singuli\u00e8re d\u2019un bel esprit, g\u00e9n\u00e9reux et contemplatif.<\/p>\n<p>Paris, Seghers Laffont, 2011<\/p>\n<p>EXTRAITS<\/p>\n<p>Ab\u00e9c\u00e9daire de la terre<\/p>\n<p>Annonciatrice des aubes et des astres<br \/>Berceau de nos balbutiements<br \/>Colombier des humaines colombes<br \/>Donatrices des d\u00e9lectations<br \/>\u00c9crin de nos enchantements<br \/>Floril\u00e8ges des floraisons<br \/>G\u00e9ante o\u00f9 gazouille le monde<br \/>H\u00e9ro\u00efne de l\u2019histoire des herbes<br \/>Infante de l\u2019immensit\u00e9<br \/>Jardini\u00e8re des joies et des jours<br \/>Kermesse des kobolds<br \/>L\u00e9gendaire des loups et des lions<br \/>Matrice et m\u00e9moire du monde<br \/>Nourrice des nids et des nues<br \/>Pl\u00e9nitude des pastoureaux<br \/>Quintessence des autres \u00e9l\u00e9ments<br \/>Royaume de toute renaissance<br \/>Semeuse de savoirs et de saveurs<br \/>Tr\u00e9sors o\u00f9 s\u2019enrichit le Temps<br \/>Unisson de tous les univers<br \/>Ventre et veilleuse des victoires<br \/>la Terre<\/p>\n<p>\u00c9crit en mer \u00c9g\u00e9e, entre Ios et Siphnos<\/p>\n<p>Au plus pr\u00e8s de la \u201cmer \u00e9cumeuse\u201c d\u2019Hom\u00e8re,<br \/>au plus pr\u00e8s de cette v\u00e9rit\u00e9 bleue<br \/>qui tremble \u00e0 l\u2019heure du po\u00e8me,<br \/>au plus pr\u00e8s de la vague offerte en chacun de ses creux,<br \/>au plus pr\u00e8s du fragile avenir de l\u2019\u00e9cume,<br \/>au plus pr\u00e8s de l\u2019oiseau \u00e0 la crois\u00e9e des vents,<br \/>au plus pr\u00e8s du rivage o\u00f9 veille une chapelle<\/p>\n<p>j\u2019ai regard\u00e9 les \u00eeles, grenades \u00e9miett\u00e9es aux noces de la mer,<br \/>j\u2019ai per\u00e7u leur cri de chaux vive et de sel,<br \/>hum\u00e9 leurs ic\u00f4nes d\u2019odeur et les bouquets s\u00e9ch\u00e9s de leur lumi\u00e8re.<br \/>Ici le filet du p\u00eacheur dialogue chaque jour<br \/>avec la libert\u00e9 des vagues,<br \/>chaque jour le soleil recommence<br \/>les jeux savants des mouettes et de l\u2019azur,<br \/>et ici, chaque jour, \u00e0 mi-chemin des ombres et du r\u00e9el<br \/>corps \u00e9ploy\u00e9 dans la l\u00e9gende,<br \/>vient r\u00eaver<br \/>une n\u00e9r\u00e9ide.<\/p>\n<p>Portrait d\u2019un hirsute<\/p>\n<p>Un profil de m\u00e9nag\u00e8re et une sensibilit\u00e9 d\u2019ob\u00e9lisque, il n\u2019en fallait pas plus pour qu\u2019il devient impossible \u00e0 vivre. Il avait \u00e9t\u00e9 ramoneur puis professeur au Mus\u00e9um d\u2019histoire naturelle. Il y avait acquis cette habitude d\u00e9plorable de se croire une g\u00e9ologie en marche. Aussi ne bougeait-il jamais. Il ne se lavait jamais non plus. Il est mort un jour, d\u2019\u00e9rosion.<\/p>\n<p>1949<\/p>\n<p>M\u00eame parti tr\u00e8s loin, je ne sais<br \/>Quel est le plus r\u00e9el, de ma m\u00e9moire ou de mes routes<br \/>Quel est le vent qui pousse ce bateau,<br \/>Quelle est la mer qui pousse ces oiseaux.<br \/>Je suis arriv\u00e9 pr\u00e8s de lagunes ocr\u00e9es<br \/>O\u00f9 la patience des sauriens ruminait<br \/>Le long enfantement de l\u2019homme.<br \/>Ainsi de toi, lointaine, jusqu\u2019\u00e0 moi\u00a0:<br \/>Ta main est ce serpent lacustre dont le sommeil<br \/>M\u2019attend au bout des m\u00e9moires du monde.<br \/>1950<\/p>\n<p>Incertitudes<\/p>\n<p>Je ne sais pas pourquoi le Zodiaque est si haut<br \/>Ni pourquoi les nuages sans cesse recommencent<br \/>Pourquoi l\u2019\u00e9clair ne dure, pourquoi les soleils meurent<br \/>Je ne sais pas pourquoi le vent est sans m\u00e9moire.<\/p>\n<p>Mille ans suffiraient-ils pour pouvoir \u00e9puiser<br \/>La raison d\u2019un seul jour<br \/>Et mille autres pour enfin d\u00e9chiffrer les runes inviol\u00e9es de la nuit\u00a0?<\/p>\n<p>Demeure, malgr\u00e9 tout, la fid\u00e9lit\u00e9 du printemps,<br \/>Demeurent l\u2019\u00e9l\u00e9vation et la ponctualit\u00e9 des s\u00e8ves<br \/>Demeurent au loin les milles chuchotis de la mer<br \/>Demeure \u00e0 mes oreilles le chant muet des coquillages.<\/p>\n<p>Je ne sais pas pourquoi le vent est sans m\u00e9moire<br \/>Je ne sais pas pourquoi les taupes sont aveugles<br \/>Je ne sais pas pourquoi les saules se lamentent<\/p>\n<p>Je ne sais pas pourquoi l\u2019herbe n\u2019a pas d\u2019histoire.<\/p>\n<p>Mille ans suffiraient-ils pour nous faire d\u00e9couvrir<br \/>le pacte des herbes et du vent<br \/>Et mille autres pour \u00e9lucider<br \/>l\u2019\u0153il iris\u00e9 des libellules\u00a0?<\/p>\n<p>Demeure, inexorables, le foisonnement des fourmis<br \/>Demeure, in\u00e9gal\u00e9e, la diligence des abeilles<br \/>Demeure, inexpliqu\u00e9, le mutisme des cicind\u00e8les,<br \/>Demeure, indiscut\u00e9, le verbiage des Kinkajous.<\/p>\n<p>Je ne sais pas pourquoi le vent est sans m\u00e9moire<br \/>Je ne sais pas pourquoi la foudre devient cendre<br \/>Je ne sais pas pourquoi l\u2019oiseau n\u2019a que deux ailes<br \/>Je ne sais pas pourquoi la rose est sans pourquoi.<\/p>\n<p>Octobre au bord des flammes<\/p>\n<p>Antiphonaires des saisons, les v\u00eapres<br \/>tombent sur la ville avec un bruit de voix mouill\u00e9es.<br \/>L\u00e0-bas, ce r\u00e9pons d\u2019\u00e2mes<br \/>cette cantil\u00e8ne des nuages<br \/>et le cri de l\u2019ange l\u00e0-haut<br \/>d\u00e9roulant la grande nappe des pri\u00e8res<br \/>sur l\u2019incendie, sur l\u2019agonie de la lumi\u00e8re.<\/p>\n<p>1950<\/p>\n<p>Cyclades<\/p>\n<p>Ici, le temps se mesure au comptant, au content du soleil. C\u2019est pourquoi chaque coupole, chaque chapelle filtrent les fl\u00e8ches du z\u00e9nith, clepsydres des lumi\u00e8res.<br \/>Ruelles des Cyclades\u00a0: lignes de partage du jour et de la nuit sur le cr\u00eat de l\u2019Immacul\u00e9 comme une eau ruisselant vers le levant ou le ponant des songes.<br \/>Ar\u00eates vives comme le tranchant d\u2019un glaive entre fini et infini. Comme l\u2019\u00e9p\u00e9e de l\u2019Ange entre innocence et faute. Ar\u00eates vives comme une fronti\u00e8re rectiligne, embras\u00e9e, parall\u00e8le \u00e0 notre destin.<br \/>En ces jeux de lumi\u00e8re et d\u2019ombres cycladiques, en ce damier aust\u00e8re, on retrouve la trace des vieilles g\u00e9om\u00e9tries qu\u2019Euclide, Thal\u00e8s et Pythagore ont tour \u00e0 tour inscrites dans le blanc du ciel grec. \u00c9pures de midi. Lignes, droites, angles, ar\u00eates, trigones et triangles du ciel que le soleil docile reproduit sur le cadran des \u00eeles. C\u2019est l\u00e0, juste \u00e0 la bissectrice des solstices que son tranchant s\u00e9pare la M\u00e9moire. Et il met d\u2019un c\u00f4t\u00e9 les grands cypr\u00e8s orphiques, de l\u2019autre le marbre euclidien du z\u00e9nith.<br \/>J\u2019ai regard\u00e9 les \u00eeles, grenades \u00e9miett\u00e9es aux noces de la mer, j\u2019ai per\u00e7u leur cri de chaux vive et de sel, hum\u00e9 leurs ic\u00f4nes d\u2019odeur et les bouquets s\u00e9ch\u00e9s de la lumi\u00e8re.<br \/>L\u00e0, juste l\u00e0, cette arche d\u2019ombre fich\u00e9e sur l\u2019\u00e9pingle embras\u00e9e du soleil.<br \/>Il y a dans la tradition mystique de la Gr\u00e8ce un mot qui d\u00e9signe les asc\u00e8tes les plus ardents, les plus acharn\u00e9s \u00e0 demeurer dans le d\u00e9sert aux franges des br\u00fblures, et ce mot, c\u2019est nepsis qui veut dire sobri\u00e9t\u00e9. On nomme pr\u00e9cis\u00e9ment neptiques les ermites les plus extr\u00eames en leur asc\u00e8se. Ivresse neptique du mur Eg\u00e9en, fou de soleil, \u00e9perdu de lumi\u00e8re. Ivresse neptique des voiles cycladiques sur l\u2019\u00e9cume. Car il n\u2019est autre ivresse que celle de l\u2019homme sobre devant l\u2019ar\u00eate immacul\u00e9e de ses d\u00e9sirs.<br \/>Neptiques sont ces murs, ces terrasses, ces coupoles, ces marches \u00e9tincelantes, d\u00e9nud\u00e9es de lumi\u00e8re. Neptiques puisqu\u2019un peu de chaux leur suffit pour affronter l\u2019infini bleu du ciel.<br \/>Lumi\u00e8re jans\u00e9niste de la chaux, ombres dionysiaques, couleurs avivant les seuils, les portes, les fen\u00eatres. Des unes aux autres, vent dorien et soleil ionien, le contraste d\u2019un isthme infime. O\u00f9 la m\u00e9moire a su nimber d\u2019ocelles le derme \u00e9cru des murs.<br \/>Au cadran solaire des escales, les m\u00e2ts sont aiguilles des vents, les coques alc\u00f4ves des temp\u00eates. Mais l\u00e0, souviens-t\u2019en bien, en ce port calme et bleu, juste apr\u00e8s le r\u00e9veil des gorgones et des proues, tu vis pour la premi\u00e8re fois bouger l\u2019ombre des heures.<\/p>\n<p>1980<\/p>\n<p>Yggdrasil *<\/p>\n<p>Je suis n\u00e9 d\u2019un songe de la terre r\u00eavant qu\u2019elle s\u2019unissait au ciel.<\/p>\n<p>J\u2019ai grandi dans l\u2019ombre inqui\u00e8te de racines toujours assoiff\u00e9es d\u2019obscur.<\/p>\n<p>Et j\u2019ai fleuri dans l\u2019all\u00e9gresse de la s\u00e8ve et l\u2019offertoire des frondaisons.<\/p>\n<p>Je suis l\u2019axe du monde, vivant d\u00e9fi des temps carbonif\u00e8res. L\u2019alliance de l\u2019ombre et de l\u2019\u00e9clair, le tremplin des orages, l\u2019esprit des sources et des souffles.<\/p>\n<p>Je suis le sommeil et l\u2019\u00e9veil, le silence et la symphonie.<\/p>\n<p>Je suis l\u2019oratoire des astres, et mes feuillages s\u2019impatientent des apocalypses \u00e0 venir.<\/p>\n<p>J\u2019abrite en mes branches l\u2019aspic et l\u2019alouette, l\u2019ogre et l\u2019oc\u00e9anide, le singe et la sylphide, le ver et la vestale.<\/p>\n<p>J\u2019abrite l\u2019hier des fauves, les pr\u00e9sent des oiseaux et le demain des hommes.<\/p>\n<p>J\u2019abrite le nid des anges et les couv\u00e9es du ciel.<\/p>\n<p>Je suis l\u2019axe du monde.<\/p>\n<p>* Yggdrasil est le nom donn\u00e9 par les anciens Germains au Fr\u00eane cosmique qui reliait le ciel et la terre. Il abritait en ses racines les divinit\u00e9s du destin, en ses branches toute l\u2019humanit\u00e9 et en son sommeil le palais des dieux.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.editions-seghers.tm.fr\/site\/a_l_oree_du_pays_fertile_&amp;100&amp;9782232123290.html\">Seghers Laffont<\/a><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Anthologie po\u00e9tique personnelleParution \u00e0 l\u2019occasion de la 13e \u00e9dition du Printemps des po\u00e8tes (7 au 21 mars 2011) \u00ab Il n\u2019est de manque v\u00e9ritable que le vide d\u2019un monde priv\u00e9 de po\u00e9sie. \u00bb Dans cette anthologie qu\u2019il avait lui-m\u00eame compos\u00e9e, Jacques Lacarri\u00e8re nous livre plus de cinquante ans de voyage dans l\u2019intimit\u00e9 de sa po\u00e9sie, &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/2016\/12\/31\/a-loree-du-pays-fertile\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;A l&rsquo;Or\u00e9e du pays fertile&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[14,15],"tags":[],"class_list":["post-802","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-lessentiel-a-lire","category-parutions"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/802","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=802"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/802\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2986,"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/802\/revisions\/2986"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=802"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=802"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=802"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}