{"id":3271,"date":"2024-10-01T19:41:17","date_gmt":"2024-10-01T17:41:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/?p=3271"},"modified":"2026-05-15T09:34:48","modified_gmt":"2026-05-15T07:34:48","slug":"pour-jacques-lacarriere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/2024\/10\/01\/pour-jacques-lacarriere\/","title":{"rendered":"Pour\u00a0\u00a0Jacques Lacarri\u00e8re"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par Jeanine Baude<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">(quelques notes autour de&nbsp;<em>L\u2019enfance, Le fleuve, Le po\u00e8me<\/em>)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La po\u00e9sie comme une mani\u00e8re d\u2019\u00eatre&nbsp;: d\u2019habiter, de s\u2019habiter \u00e9crivait Georges Perros, cela pourrait entamer \u00e0 la lisi\u00e8re d\u2019une \u00e9criture pleine et serr\u00e9e, celle de Jacques Lacarri\u00e8re, une ouverture vers le champ de tous les possibles, depuis cette exp\u00e9rience \u00ab&nbsp;initiale&nbsp;\u00bb, cette implosion, puis explosion qui vient coucher le mot sur la page. Jean-Pierre Sim\u00e9on l\u2019exprime clairement dans sa pr\u00e9face aux \u0153uvres po\u00e9tiques compl\u00e8tes de Jacques Lacarri\u00e8re<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&nbsp;Le chemin d\u2019\u00e9criture de Jacques Lacarri\u00e8re (tout comme ses chemins de vie) se parcourt du silence au silence dans la globalit\u00e9 d\u2019un tout que le regard cerne, que l\u2019oreille \u00e9coute, et, si davantage de silence s\u2019installe cela produit une \u00e9coute encore plus forte, perceptible par le tympan autant que par tous les pores de la peau&nbsp;: le moindre interstice de chair vibre, la moindre cellule que le sang irrigue reprend l\u2019appel venu de ce vaste inconnu que l\u2019auteur per\u00e7oit petit \u00e0 petit, qui inaugure,&nbsp;&nbsp;tend le doigt de la main qui \u00e9crit, allonge le pas de la marche.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Marche pareille au parcours du fleuve, (on pourrait \u00e9crire \u00ab&nbsp;le fleuve primordial&nbsp;\u00bb) le geste d\u2019\u00e9criture remontant le courant, les deux s\u2019unissant (on pourrait \u00e9crire les dieux s\u2019unissant) justement, dans cette circularit\u00e9 qui les fait na\u00eetre&nbsp;&nbsp;par leurs mouvements et leurs tensions.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Il y a parfois des fleuves et des rivi\u00e8res qui disparaissent dans les sables et ressurgissent ailleurs, souvent sous un autre nom. C\u2019est un peu le cas de ces po\u00e8mes\u2026.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">R\u00e9pond Jacques Lacarri\u00e8re \u00e0 Jean-Marie Drot, \u00e0 propos du recueil&nbsp;:&nbsp;\u00c0 la&nbsp;tomb\u00e9e du bleu&nbsp;et plus loin, il cite Chirico, le peintre \u00e0 qui le livre est d\u00e9di\u00e9&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Il y a plus d\u2019\u00e9nigme dans l\u2019ombre d\u2019un homme qui marche au soleil que dans toutes les religions pr\u00e9sentes, pass\u00e9es et futures.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On entre, on explore le n\u0153ud serr\u00e9 d\u2019une \u0153uvre capitale et l\u00e9g\u00e8re \u00e0 la fois, souveraine qui \u00e9veille tous nos sens et irise notre cerveau d\u2019un alphabet secret qui s\u2019y installe durablement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019enfance, la terre et le regard miroitent, se r\u00e9fl\u00e9chissent. La po\u00e9sie \u00e9chappe au temps, le sonde, l\u2019\u00e9cart\u00e8le, le d\u00e9ploie en myriade d\u2019\u00e9chos.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>La po\u00e9sie est le doigt solitaire effleurant l\u2019extr\u00eame du futur, proclamant le demain fragile. Prescience plus que science. Surconscience plus que subconscience. [\u2026] La po\u00e9sie est au d\u00e9but des choses, elle est explosion initiale. Elle est le souvenir des trois premi\u00e8res minutes du langage\u2026.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ainsi le cercle et le souffle par lesquels les mots respirent, se dessinent \u00e0 l\u2019or\u00e9e de la page, tremblent et se posent. For\u00eat de signes, \u00e9criture et m\u00e9moire, charges sonores du langage&nbsp;: Po\u00e9sie. La langue comme mati\u00e8re vivante, s\u00e8ve vuln\u00e9rable et r\u00e9sistante \u00e0 la fois. Dans son total isolement, un mot ne peut \u00eatre qu\u2019une sonorit\u00e9 creuse mais reli\u00e9 aux autres, il devient cet \u00e9l\u00e9ment d\u2019une solidarit\u00e9 qui r\u00e9v\u00e8le tout son sens, lui donne une nouvelle naissance jusqu\u2019\u00e0 l\u2019appareiller \u00e0 son contraire, son inou\u00ef, quand un mot par la main du po\u00e8te rencontre un autre mot pour la premi\u00e8re fois. Exp\u00e9rience de la f\u00e9condation, mise au monde.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Donner vie, donner corps, donner sens aux chim\u00e8res peut \u00eatre aussi l\u2019onction et la fonction de l\u2019\u00e9criture.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ainsi les hommes, ainsi les dieux&nbsp;: Comment nommer la nuit de l\u2019Avant-Monde&nbsp;?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par l\u2019attention augment\u00e9e, la confrontation, le regard incessant, \u00e0 la fois pluriel et unique qui s\u2019accorde aux<em>&nbsp;min\u00e9rales phalanges des foug\u00e8res<\/em>, aux&nbsp;<em>durs remords des sigillaires<\/em>, \u00e0 tous les&nbsp;<em>goudrons d\u2019une m\u00e9moire enfouie<\/em>. Ainsi, le po\u00e8te assis derri\u00e8re son bureau dans sa<em>&nbsp;hune<\/em>&nbsp;de Sacy, o\u00f9 l\u2019on acc\u00e8de par une \u00e9chelle de meunier. Tous les \u00e9blouissements de l\u2019enfance revenus, assembl\u00e9s ici face aux pins noirs d\u2019Autriche que Jacques Lacarri\u00e8re observe depuis sa fen\u00eatre et qui renforcent les oliviers de Gr\u00e8ce, les galets de Patmos brillant entre les branches, la presqu\u2019\u00eele de l\u2019Athos soulignant les contreforts des collines, la cour \u00e9troite entre les b\u00e2timents de pierre. Le po\u00e8te \u00e9crivant, la pupille color\u00e9e de toutes ces r\u00e9sonnances plastiques, sonores. Sa vision se perforant, s\u2019allongeant depuis le chemin qu\u2019il aper\u00e7oit contre la vitre et qui conduit au Val-du-Puits mais pas seulement, pas exactement, il creuse non seulement cette terre de Bourgogne mais aussi celle de la Gr\u00e8ce. Il creuse tous les chemins&nbsp;: il m\u00e8ne au bout du monde. Il fait trace dans le mouvement mitoyen des \u00e9crits pass\u00e9s et futurs, de&nbsp;:&nbsp;<em>&nbsp;Chemin faisant<\/em>, le livre de la re-connaissance de ce pays d<em>\u2019enfrance<\/em>, apr\u00e8s l\u2019\u00e9pop\u00e9e grecque, au&nbsp;:&nbsp;<em>Pays sous<\/em>&nbsp;<em>l\u2019\u00e9corce<\/em>, \u00e0&nbsp;<em>La poussi\u00e8re du monde<\/em>&nbsp;jusqu\u2019aux po\u00e8mes inachev\u00e9s de&nbsp;<em>La ronce<\/em>&nbsp;ou du<em>&nbsp;Secret des foug\u00e8res<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ainsi ouvrir et fermer, ainsi honorer une parole&nbsp;: celle de Jacques Lacarri\u00e8re en l\u2019\u00e9coutant vibrer comme tinte l\u2019eau sur la pierre, se froisse la ros\u00e9e sur la feuille, sous les mains d\u2019un po\u00e8te,<em>&nbsp;Jardinier des nuages<\/em>&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Mes mots. Mes mots \u00e9vapor\u00e9s aux l\u00e8vres des nuages. Mes mots, bu\u00e9e du langage. Je ne suis qu\u2019embrun d\u2019aile.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les mots de celui qui, enfant, jouait dans les paupi\u00e8res du ciel, et qui n\u2019a eu de cesse de continuer \u00e0 nous enchanter, m\u00eame s\u2019il \u00e9tait parfaitement conscient de toutes les mis\u00e8res et de toutes les erreurs de notre monde&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Puisqu\u2019en temps de manque, le po\u00e8te seul est l\u00e0 pour nommer ce qui manque.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right wp-block-paragraph\">Jeanine Baude<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dehors la lumi\u00e8re \u00e9blouit l\u2019invisible<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<em>Que lire sur une coquille d\u2019\u0153uf dont le germe est absent&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Que lire sur une \u00e9pure quand la nuit couve ses \u00e9tendues&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>&nbsp;Devant l\u2019\u00e9glise interrompue, face \u00e0 l\u2019ombre projet\u00e9e du devenir, sur le tableau noir o\u00f9 s\u2019\u00e9ploient les particules \u00e9l\u00e9mentaires de l\u2019attente,&nbsp;le po\u00e8te*&nbsp;\u00e9tudie les d\u00e9sarrois du Temps. Son front est marqu\u00e9 d\u2019une \u00e9toile pour dire la fixit\u00e9 des songes. Son cr\u00e2ne est sillonn\u00e9 d\u2019orbites attestant des prodiges.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dehors la lumi\u00e8re \u00e9blouit l\u2019invisible<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces lignes (toutes extraites de&nbsp;<em>A la tomb\u00e9e du bleu<\/em>, p.29 et 45) tracent, pour moi, un fid\u00e8le portrait de Jacques \u2013voil\u00e0 pourquoi vous trouvez dans le texte&nbsp;:&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;po\u00e8te&nbsp;\u00bb<\/em>&nbsp;\u00e0 la place de&nbsp;<em>\u00ab&nbsp;proph\u00e8te&nbsp;\u00bb\u2026&nbsp;<\/em>mais ne l\u2019\u00e9tait-il pas aussi, pour nous, parfois si aveugles, si sourds \u00e0 la lumi\u00e8re&nbsp;???&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ma motivation \u00e0 participer \u00e0 votre assembl\u00e9e, \u00e0 votre comit\u00e9 autour de Sylvia se dessine donc, d\u2019abord, dans un parcours de la fid\u00e9lit\u00e9 aux mots, \u00e0 l\u2019\u0153uvre et \u00e0 l\u2019homme chaleureux qu\u2019\u00e9tait pour nous tous&nbsp;: Jacques Lacarri\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J\u2019estime grandement le travail de m\u00e9moire que d\u00e9veloppe l\u2019association et Sylvia en particulier. Je lis la revue avec un grand int\u00e9r\u00eat. J\u2019assiste aussi souvent que je le peux aux spectacles. Je serai donc heureuse de vous rejoindre plus activement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le compagnonnage de Jacques ainsi perdure, rend plus vivant nos lectures. Nous en avons tous besoin. Il nous \u00e9claire encore de sa lumi\u00e8re \u00e9blouissante. Voil\u00e0 ma motivation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right wp-block-paragraph\">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;Jeanine Baude<em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Jeanine Baude (quelques notes autour de&nbsp;L\u2019enfance, Le fleuve, Le po\u00e8me) La po\u00e9sie comme une mani\u00e8re d\u2019\u00eatre&nbsp;: d\u2019habiter, de s\u2019habiter \u00e9crivait Georges Perros, cela pourrait entamer \u00e0 la lisi\u00e8re d\u2019une \u00e9criture pleine et serr\u00e9e, celle de Jacques Lacarri\u00e8re, une ouverture vers le champ de tous les possibles, depuis cette exp\u00e9rience \u00ab&nbsp;initiale&nbsp;\u00bb, cette implosion, puis explosion &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/2024\/10\/01\/pour-jacques-lacarriere\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Pour\u00a0\u00a0Jacques Lacarri\u00e8re&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[44],"tags":[],"class_list":["post-3271","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-temoignages"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3271","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3271"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3271\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3865,"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3271\/revisions\/3865"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3271"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3271"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cheminsfaisant.org\/site\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3271"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}