Journée-Hommage à l'Institut du Monde Arabe - Compte-rendu

       En cheminant avec Jacques Lacarrière


Pour commémorer les 10 ans de sa disparition, les Jeudis de l’IMA lui ont consacré une journée-hommage, ponctuée de débats, lectures et musique.

Le Jeudi 10 décembre, de 10h à 20h30.
Voici le compte rendu de cet événement

Articles de Jacques Lacarrière sur la Grèce de 1963 à 1988

    Chemins faisant fêtant ses 10 ans cette année, nous présentons sur notre site un ensemble d'articles de Jacques Lacarrière sur la Grèce de 1963 à 1988
Ces textes ont été saisis par Elisabeth Copain et Max Angot, compagnons de Chemins faisant


Programme

   
Pentecôte 2016
Dans le cadre du festival Etonnants Voyageurs à Saint-Malo
Présentation avec lectures du livre de Florence Forsythe
Jacques Lacarrière passeur de notre temps

Juin 2016

Samedi 4 à l'abbaye de Pontigny en Bourgogne
Concert Lecture La Plus Belle Aventure du Monde
L'aventure de Cîteaux

Dimanche 12 à Dijon
Nedim Gürsel et Jacques Lacarrière
Autour des Méditerranées


En prévision 
A Vézelay :

Autour de Gérard Chaliand
Autour de Valérie Marin La Meslée
Autour de Gil Jouanard


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Les voix du monde

Lorsque les premières fouilles archéologiques débutèrent en lraq à la fin du siècle dernier sur l'emplacement de Babylone pour se poursuivre par la suite sur les sites d'Ur, Uruk, Lagash et Nippur, nul certainement ne s'attendait à retrouver au coeur de ces sables oubliés le pays même de la Genèse. Nul non plus ne s'attendait à découvrir dans les ruines des principaux palais des milliers de tablettes en écriture cunéiforme narrant la création du monde et la vie de l'homme antédiluvien.

Jacques Lacarrière, passeur pour notre temps

       de Florence M. Forsythe

Un portrait sensible de Jacques Lacarrière, voyageur insatiable, épris de nature, curieux du monde et des hommes. Et une promenade sur les itinéraires personnels de ce merveilleux humaniste.

En nous faisant découvrir ses questionnements, son parcours personnel et engagé, Florence M.-Forsythe fait revivre le grand voyageur amoureux de la Grèce, le chercheur de vérité parcourant les ruelles d’Alexandrie et les déserts, reliant les civilisations du passé à celles du présent au travers de figures mythiques telles que Marie d’Égypte, Icare ou Oedipe.

Parution le 10 septembre 2015

Le Bâton d’Euclide

Au cœur d'une ville, quoi de plus naturel, de plus indispensable même, qu'un bâtiment nommé bibliothèque ? Cette évidence mit pourtant très longtemps à s'imposer puisqu'il fallut attendre la fondation d'Alexandrie pour qu'apparaisse le premier édifice destiné à recueillir, conserver et cataloguer les œuvres écrites des siècles antérieurs. Pour que soit, en somme, édifié le premier monument conçu pour engranger toute la mémoire du monde. C'est à Ptolémée Sôtêr, premier souverain grec d'Alexandrie, que l'on doit cette fondation essentielle, car c'est bien de fondation qu'il s'agit. La Bibliothèque offrait à un certain nombre de poètes, philosophes et savants la possibilité de travailler et de résider sur les lieux en utilisant le fonds mis ainsi à leur disposition. Les savants furent les plus nombreux à profiter de ce lieu unique - géomètres, mathématiciens, astronomes - qui tous firent la gloire de la ville. Ce sont eux, surtout, que l'on rencontre dans le livre de Jean-Pierre Luminet, lui-même astrophysicien, auteur d'ouvrages sur les trous noirs et, plus récemment, sur "l'Univers chiffonné", ce sont eux que l'on croise tout au long des salles et des couloirs dans le roman qu'il consacre à la Bibliothèque. Il en présente l'histoire à cette heure cruciale où les armées arabes, menées par le général Amrou, campent aux portes de la ville et s'apprêtent à la piller et à en brûler tous les livres. Les derniers responsables des lieux en évoquent alors - pour tenter d'éluder ou retarder l'inéluctable - les moments essentiels et les savants célèbres.

2015, bientôt 10 ans que Jacques nous aura quittés.

Deux manifestations phares, Festival Etonnants voyageurs à St Malo à la Pentecôte et une journée, colloque/rencontre à l'Institut du Monde arabe, le 10 décembre.

Parution du "Bel et Vivace aujourd'hui" et, en novembre parution d'un ouvrage sur son itinéraire par Florence Forsythe aux éditions du Passeur

Plus d'informations sur nos parutions de 2008 à 2015

Parution du « Bel et Vivace aujourd’hui »

       Nouvelle édition augmentée de douze textes inédits du seul livre de Jacques Lacarrière épuisé depuis plusieurs années.
Édition dirigée et présentée par Sylvia Lipa Lacarrière
Préface de Pascal Dibie

Avec humour et finesse, Jacques Lacarrière réenchante notre monde moderne saturé d'images virtuelles, de téléphones portables et autres innovations technologiques.

Qu’aurait pensé La Bruyère du téléphone portable ? Comment Rimbaud, Nerval ou Baudelaire auraient décrit les raffineries qui jalonnent nos autoroutes ? Familier de la Grèce et de l’Orient, Jacques Lacarrière a poursuivi son itinérance dans notre Occident contemporain, en portant un regard singulier sur les innovations qui ont envahi notre quotidien.

Publication Collection Bouquins

       Cet ouvrage réunit pour la première fois les récits des voyages dédiés par Jacques Lacarrière à la Méditerranée : En cheminant avec Hérodote, Promenades dans la Grèce antique et L'Été grec, ainsi qu'une foule d'articles peu connus sur des îles grandes ou petites comme la Crète, Patmos, Hydra et tant d'autres.


Parution : 17 Janvier 2013
Format : 132 x 198 mm
Nombre de pages : 0
Prix : 30,00 €
ISBN : 2-221-12494-4


Plus d'information : Editions Bouquins / Robert Lafont


Cahiers Jacques Lacarrière 3, Natures

Cahiers Jacques Lacarrière     Le troisième cahier de l'association Chemins faisant, intitulé Natures est disponible en librairie, il est également possible de la commander directement auprès de l'éditeur.

(...) J’aime vraiment le calcaire car – comme la lune – il renvoie jusqu’à nous la lumière du soleil. Et aussi, parce que au cœur des continents, il dit l’histoire des mers originelles, mémoire fidèle, plus encore que les roches éruptives ou métamorphiques. Tôt ou tard le choix s’impose à notre vie, entre la sédimentation et la métamorphose. Vivre de lents dépôts, d’accumulation de savoir, de progressives initiatives, ou au contraire, d’éruptions brutales, de soudaines intuitions, de fusions, d’effusions.
Etre calcaire ou être lave. Porter la mémoire de l’eau ou celle du feu. J’ai choisi le calcaire. J’ai choisi la roche claire, friable et fragile...
« Jacques Lacarrière qui était, sinon natif, du moins enfant de la Sologne et du pays des Carnutes savait lui aussi que La nature est un temple où de vivants piliers laissent parfois sortir de confuses paroles. Dire qu’il en était amoureux serait encore peu dire, car on est amoureux de ce que l’on n’est pas, de l’autre : il en était en fait et plus précisément une composante entomologique, avérée, avouée, assumée ; et c’est fièrement qu’il se déclara un jour citoyen du « Pays sous l’écorce. »

Dans ce volume, les textes de Jacques Lacarrière autour du thème de la nature. Ou plutôt des « Natures », multiformes, complexes, évidentes ou mystérieuses, étrangères ou familières. Préservées ou profanées.
En guise de compagnonnage, une « Petite anthologie géo-sensible », un florilège de textes « naturalistes » élaborée par Gil Jouanard.

Parutions 2008 à 2012

Méditérranées     Parutions depuis 2008 sous l'égide de l'association Chemins faisant.

Nous signalons aux lecteurs de Jacques Lacarrière que la librairie « l’Or des étoiles », à Vézelay en Bourgogne, a en permanence l’ensemble de ces livres disponibles.


Sourate du Caire

FOULE. Foules. Des foules. Des foules sans fin, des foules depuis toujours, depuis le premier camp de Fustat, la première mosquée d'Amr, depuis le premier conquérant et le premier zynaste. Chaque jour plus dense, cette foule, chaque jour plus foule, plus flâneuse, plus pressée, plus rêveuse, plus harassée. Foules du Caire.
Foule. Foules. Des foules. Mouvement brownien des particules d'hommes dans la chaleur et la sueur, odeurs, rumeurs, couleurs en foule, âges, races, vêtures en foule, vieux Cairotes à l'œil bleu sur le seuil de leur magasin, paysans enturbannés et boucanés de Haute Egypte, Nubiennes sveltes et droites, aussi noires, aussi élancées que l'ombre d'un minaret au crépuscule, enfants en grappes agripés à vos bras ou entassés sur des chariots, folâtres, insolents, insouciants, implorants, inventifs. Enfants du Caire.

Cappadoce, la vallée des fées

    Textes et photos de Jacques Lacarrière

Photographies inédites
Introduction de Gil Jouanard


Bon de commande

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La Tunisie



Plusieurs fois, je suis venu en ce pays de Tunisie.
Pays parfois comme un lin bleu qui recouvrirait ciel et mer, parfois comme la robe pierreuse d'une maison du sud, élimée par le désert proche. On y trouve un grand choix de siècles, l'hospitalité fervente du présent, des odeurs qui persistent jusque dans les mots qui en parlent. On y trouve aussi des amitiés réelles et toujours confirmées. On y trouve ce qui manque tant ailleurs aux rapports entre un pays moderne, son passé et ses habitants : la fidélité. Fidélité des aqueducs à la campagne aride, des oliviers à la terre rouge, des ksars du sud aux falaises qu'ils prolongent. Fidélité: C'est pour moi le mot qui définit le mieux ma mémoire de la Tunisie, qui dit le mieux mon désir d'elle. A ce pays, jamais je ne pourrai être infidèle.

Extrait de Cahiers Jacques Lacarrière Méditerranées.
Photographie de Jacques Lacarrière.

A l'orée du pays fertile

    Anthologie poétique personnelle
Parution à l’occasion de la 13e édition du Printemps des poètes (7 au 21 mars 2011)

« Il n’est de manque véritable que le vide d’un monde privé de poésie. »

Dans cette anthologie qu’il avait lui-même composée, Jacques Lacarrière nous livre plus de cinquante ans de voyage dans l’intimité de sa poésie, une poésie nourrie de paysages, de rencontres et de mythes.

« Être, à chaque mot, contemporain du premier homme : Adam des mots » : telle aurait pu être la devise de celui qui partagea sa vie entre son amour de l’écriture et sa passion des civilisations anciennes. Plus célèbre pour ses romans et ses récits de voyages, il a toutefois eu un véritable parcours poétique, plus discret mais issu de rencontres déterminantes, parmi lesquelles le surréalisme avec André Breton, la négritude avec Aimé Césaire, les grands classiques de la Grèce antique, avec la traduction de Sophocle ou d’Hérodote ou la peinture de Giorgio de Chirico. S’ajoute à cette liste celle des voyages, des traversées : Patmos, l’archipel des Cyclades, le Mont Athos, mais aussi la France, entre campagne et ville.

Celui qui chemine au creux de cette anthologie le comprend aussitôt : le tempérament nomade de son auteur imprime à cette poésie le caractère de l’éphémère, du fugitif. Les figures mythologiques, qu’elles soient argonautes, centaures, néréides ou gorgones, affluent sous la bannière de l’Immémorial Orphée - figure éternelle du poète. La contemplation des paysages, qui offre au langage ses états singuliers, cède devant le récit épique des batailles de l’Aurige, ce conducteur de char dont on retrouva la statue à Delphes. Le cri d’Icare tombant dans la mer résonne comme le cri originel de tout être humain. Cette poésie se situe entre un monde de nature et un monde par-delà la nature, empreint de mythe. De chaque mot, de chaque image, se dégage une sagesse infinie, loin de la contingence des époques, légère comme le nuage et solide comme le minéral. Car les éléments - eau, vent, feu, terre - sont partout présents, seules forces à l’épreuve du temps. Ces poèmes apparaissent donc, selon les termes de l’auteur lui-même, « bucoliques, agraires, forestiers, telluriques, aériens, nébuleux ou céréaliers. » Ils font parvenir jusqu’à nous la voix tout à fait singulière d’un bel esprit, généreux et contemplatif.

Paris, Seghers Laffont, 2011


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